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Il y a 40 ans disparaissait François SOMMER

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17 avril 2013

François Sommer s’est éteint le 8 janvier 1973 à Paris, ses obsèques ont eu lieu à Mouzon, sa ville natale. Il a été inhumé au cimetière de Belval-Bois-des-Dames. Sur la pierre tombale est écrit : « François SOMMER, Compagnon de la Libération, a cherché à développer l’esprit social chez les hommes et s’est consacré à la mise en valeur de la nature vivante et sauvage ».
Pierre Meutet, chroniqueur à Europe 1, écrit dans son éditorial du 9 janvier 1973 : « C’était un homme juste, qui a cherché toute sa vie à donner un sens à son existence… C’est un homme qui a vécu son temps en le comprenant, ce qui est rare,… et en cherchant à l’améliorer, ce qui l’est encore plus, dans ces domaines « social, financier, industriel ».
La vie de François Sommer comporte de multiples facettes : grand industriel, pilote de l’armée de l’air, chasseur passionné, protecteur de la nature, écrivain et mécène. Ses réalisations et sa personnalité ont profondément marqué le département des Ardennes.

Brillant aviateur et Compagnon de la Libération
Né le 25 décembre 1904 à Mouzon, il goûte très jeune à l’aventure auprès de son père, Roger Sommer, qui fut l’un des pionniers de l’aviation. A six ans, il effectue son premier vol, en 1934, il traverse l’Afrique à bord d’un avion de tourisme. Devenu un aviateur expérimenté, il se distingue brillamment pendant la Seconde Guerre mondiale. Il rejoint la Résistance et quitte la France en 1942 pour servir dans les forces aériennes françaises libres en Angleterre. Il est décoré de la Médaille de la Résistance, de la Croix de la Libération et de la Croix de Guerre. Compagnon de la Libération, il est fait, en 1945, officier de la Légion d'honneur.

Grand chasseur et protecteur de la nature
Après la guerre, il reprend ses voyages. L’Afrique reste l’une de ses terres de prédilection. Dans les années cinquante, il œuvre à la création de la réserve de Manda, au Tchad, qui deviendra parc national. Dans la même perspective, il entreprend de faire du parc de Bel-Val dans les Ardennes, une réserve de faune en y acclimatant des animaux sauvages.
Avant-gardiste, son action est particulièrement marquante dans le domaine de la réglementation de la chasse. Visionnaire, il milite auprès des pouvoirs publics pour la création d’un ministère de l’environnement. Ce goût passionné de la nature est partagé par son épouse Jacqueline Sommer (1913-1993). Ensemble, ils créent en 1964, la fondation de la maison de la chasse et de la nature. Reconnue d’utilité publique, la fondation intervient comme mécène, elle assure le fonctionnement du musée de la chasse et de la nature à Paris, du parc de Bel-Val et de l'Institut cynégétique François-Sommer à Belval-Bois-des-Dames.

Éminent industriel
François Sommer se révèle être un chef d’entreprise avisé et précurseur. En 1953, il succède à son père à la tête de la manufacture de feutres de Mouzon, créée en 1807. La société franchit très vite les limites du marché national et devient une entreprise européenne pilote dans le domaine des revêtements de sol. Très ouvert sur les questions sociales, François Sommer est l’un des tous premiers « patron » à appliquer l'ordonnance facultative du 7 janvier 1959 sur l'intéressement aux résultats de l'entreprise, puis celle du 17 août 1967 sur la participation ».

Sources :
- FONDATION FRANCOIS ET PIERRE SOMMER, Un grand ardennais, combattant aviateur, chasseur et protecteur de la nature, industriel et passionné des hommes : François Sommer 1904-1973. Ed. A. PEDRONI, 2003. 72 p. (INQUARTO/ARD 123)
- http://www.chassenature.org/site_musee/musee-collect/fondateurs.html
- http://francoissommer.free.fr/html/frs1.htm
- http://www.ordredelaliberation.fr/fr_compagnon/930.html

Cote du document en vignette : INQUARTO/ARD 123


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