Archives départementales des Ardennes

Henri Manceau

Un familier des archives

Henri Manceau nait le 9 décembre 1907 à Marquigny dans une famille de cultivateurs. Il se réfugie dans l’Aube avec sa mère durant la première Guerre mondiale. En 1919, il rentre à l’internat de l’école primaire supérieure de Mézières. Il intègre l’Ecole normale de Charleville en 1923 (reçu premier au concours) puis en 1926 l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud jusqu’en 1929. Nommé professeur d’histoire-géographie, il enseigne à l’Ecole normale de Mirecourt puis celle de Charleville en 1932.

Il fréquente alors avec régularité les Archives départementales des Ardennes. Il faut dire que sa vocation d’historien, née durant ses études à l’Ecole normale, avait été encouragée par Jean Masset du Biest, archiviste de l’époque. Il se marie en 1938 avec Geneviève Andt, institutrice à Charleville.

Mobilisé en 1939, il effectue la campagne de France au sein du 291e RI. Démobilisé après la défaite, il enseigne tout d’abord dans les Deux-Sèvres mais revient dès 1941 dans les Ardennes au collège de Mézières puis à l’Ecole normale de Charleville jusqu’à sa retraite en 1968.

Sa rencontre avec René Robinet, directeur des Archives départementales des Ardennes à compter du premier août 1945 est le prélude d’une collaboration et d’une complicité d’une vingtaine d’années qui vit notamment la création de la revue Présence ardennaise en 1950, qui devint 2tudes ardennaises en 1955.

Henri Manceau écrit au long de sa vie de nombreux articles et ouvrages, notamment dans L’automobiliste ardennais, principalement sur des sujets d’histoire locale, sociale, du mouvement ouvrier ou de la vie quotidienne.

Il est adhérent du syndicat des professeurs d’Ecole normale puis de la FEN-CGT. Il entre en 1950 au comité ardennais du mouvement de la paix. Sa sympathie pour le Parti communiste en fait d’abord un compagnon de route du Parti dans lequel il rejoint sa femme en 1956.

En 1969, le couple s’installe à Auribeau-sur-Siagne, dans les Alpes-Maritimes. Henri Manceau décède le 30 décembre 1986 à Cannes – La Bocca.

Le fonds 147J est constitué de ses archives. Il contient des articles complets ou présumés, ainsi que des articles incomplets, parfois sans titre, sous forme manuscrite ou tapuscrite. Un dossier regroupe les notes, qu'il n'a pas été possible d'organiser. On y trouve également une correspondance (des années 1930 à sa mort) et des écrits d'auteurs identifiés ou non, des reproductions ou documents originaux (le plus ancien de 1723) et des documents iconographiques. Dans les archives familiales on notera la présence de poèmes écrits au début des années 1920, d'un roman autobiographique (1925) et de ses souvenirs de guerre.

Partager la page