42 photographies du massif ardennais
prises par Jules Gosselet entre 1880 et 1888
Ces photographies ont été intégrées à la sous-série 16F1 en début d’année 2026 sous les cotes 16Fi 1435 à 16Fi 1477. Elles ont été prises par Jules-Auguste Gosselet (1832-1916), géologue. Il fut aussi le premier professeur de Géologie à la Faculté des Sciences de Lille en 1864 et Président de la Société des Sciences de l’Agriculture et des Arts de Lille en 1881 et 1904. Sa thèse présentée en 1860 s’intitule « Mémoire sur les terrains primaires de Belgique et des environs d’Avesnes et du Boulonnais ». Ses collections minéralogiques et paléontologiques sont présentées dès 1902 dans le « musée Gosselet ». Celui-ci sera en partie détruit en 1916 lors de l’explosion du dépôt de munitions des Dix-huit Ponts. Aujourd’hui sa collection fait partie du musée d’Histoire naturelle de Lille.
Le fonds représente des sites, des affleurements et des carrières de la vallée de la Meuse. Seuls quelques lieux sont à ce jour non identifiés. Parmi les lieux on retrouve Château-Regnault et la vue sur les Quatre Fils Aymon, Mairupt et son filon de microgranite, Fumay et ses roches de quartzite, une carrière de grès et une carrière d’arkose à Haybes, Laifour, Monthermé et la vallée de la Semoy, Montigny-sur-Meuse, Nouzonville et sa carrière de grès quartzites, Revin et le Mont Malgré-Tout, la source ferrugineuse devant Laifour.
Il s’agit de positifs monochromes sur papier albuminé. Ce procédé est le plus couramment utilisé dans la seconde moitié du XIXe siècle et est celui qui permet de reproduire le plus de détails. Le papier utilisé pour ce type de photographie est très fin c’est pourquoi il est le plus souvent contrecollé sur un carton rigide. Ces deux types de supports sont présents dans le fonds. Les formats des photographies conservées aux Archives départementales des Ardennes sont très variés. Ainsi les plus petits mesurent 11 x 17 cm et le plus grand mesure 17 x 22 cm (26 x 35 cm avec support). À noter la présence d’un photomontage où 3 clichés ont été assemblés pour reproduire la vue panoramique de Fumay vers le nord-est et vers le sud-est prise au débouché du chemin de relais à la cote 220 mètres environ.
Ces photographies l’ont aidé à écrire son ouvrage publié en 1888 L'Ardenne : mémoires pour servir à l'explication de la carte géologique détaillée de la France (disponible aux Archives départementales des Ardennes sous la cote H/D 8).
Au-delà de la géologie, des photographies permettent d’appréhender certains paysages des Ardennes à la fin du XIXe siècle.