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Tout en musique

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20 juin 2013

L’année 2013 sera l’année de la musique pour les Archives départementales des Ardennes. Du 5 octobre au 27 décembre 2013, une exposition intitulée « Papiers à musiques » sera présentée à la Vitrine des Ardennes ainsi qu’aux Archives départementales. Elle abordera l’histoire de la musique dans notre département des origines à nos jours, en s’attachant aux lieux où se pratiquait cet art, que ce soit à l’église, dans la rue, en privé, au concert et à la guerre.
Chaque Ardennais est invité à découvrir les différentes pratiques musicales de son département. Pour les Archives départementales qui conservent déjà les archives de la Société Philharmonique de Charleville et de la Fédération musicale des Ardennes, ainsi que de nombreux documents issus des fonds publics ou privés, l’objectif est de continuer à collecter la mémoire musicale des Ardennes : si vous conservez des documents, des objets racontant une partie de cette histoire, vous pouvez contacter les Archives départementales (par téléphone au 03 24 57 40 06 ou par courriel à l’adresse archives@cg08.fr).
Parmi les musiciens ardennais les plus illustres, Etienne-Nicolas Méhul est surtout connu pour avoir composé en 1794 le célèbre hymne révolutionnaire « Le chant du départ », sur un poème d’André Chénier. Il est particulièrement mis à l’honneur au lendemain de la fête de la musique qui marque le 250e anniversaire de sa naissance à Givet, le 22 juin 1763.
C’est dans cette commune que Méhul prend ses premières leçons de musique. A dix ans, il devient organiste du couvent Franciscain des Récollectines de Givet puis apprend la composition auprès d’un moine de Laval-Dieu. En 1778, il devient suppléant de l’organiste de l’abbaye.
En 1779, le jeune givetois gagne Paris, muni d’une lettre de recommandation à l’attention de Christoph Willibald Gluck, célèbre compositeur allemand d’opéra qui séjourne dans la capitale depuis 1774. Méhul y mène toute sa carrière, composant tout d’abord des recueils de sonates avant de créer en 1790 son premier opéra « Euphrosine ou le tyran corrigé » qui connaît un grand succès. Considéré comme le plus grand compositeur d’opéras en France durant la période révolutionnaire, Méhul est reconnu de son vivant. Nommé à l’Institut de France en 1795, il devient la même année enseignant au Conservatoire de musique nouvellement créé. Il est par ailleurs l’un des premiers à être décoré de la Légion d’Honneur en 1804. Il quitte ses fonctions au Conservatoire en 1816 pour se retirer à Hyères où il meurt de la tuberculose le 18 octobre 1817.

Document en vignette : Etienne-Nicolas Méhul - 6 Fi 311


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